Passe ce coup de fil !

janvier 16, 2024
« Nous avions peur qu’en nous montrant tel que nous étions, nous serions rejetés… [Mais] les autres membres N.A. nous comprennent, il n’y a pas à en douter. »

Texte de base, p. 40

Nous avons besoin des autres membres N.A., de leur expérience, de leur amitié, de leur rire, de leurs conseils et de bien plus encore. Pourtant, plusieurs d’entre nous hésitent à appeler leur parrain (marraine) ou à rendre visite à leurs amis N.A. Nous ne voulons pas nous imposer. Nous avons l’idée de téléphoner à quelqu’un, mais nous ne nous sentons pas dignes de leur temps. Nous craignons d’être rejetés s’ils en viennent à nous connaître, à nous connaître réellement. Nous oublions que les autres membres N.A. sont exactement comme nous. Il n’y a rien que nous ayons fait, nulle part où nous soyons allés, rien que nous ayons ressenti, auxquels d’autres dépendants en rétablissement ne pourraient s’identifier. Plus nous laisserons les autres nous connaître, plus nous entendrons dire : « Tu es à la bonne place. Tu es avec des amis. C’est ta place ici. Sois le bienvenu ! » Nous oublions également que, tout comme nous avons besoin des autres, ils ont besoin de nous eux aussi. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir ressentir la chaleur de l’amitié et à vouloir partager nos expériences avec quelqu’un d’autre. Si nous nous isolons des autres membres, nous les privons de quelque chose dont ils ont besoin, quelque chose que nous seuls pouvons leur donner : notre temps, notre compagnie et notre véritable personnalité. Dans Narcotiques Anonymes, les dépendants en rétablissement se soucient les uns des autres. À l’autre extrémité du téléphone, ce qui t’attend, ce n’est pas le rejet, mais l’amour, la chaleur et l’identification à la Fraternité N.A. Passe ce coup de fil l

Juste pour aujourd’hui, dans N.A. je serai avec des amis. J’irai vers les autres pour donner et recevoir fraternellement.