L’acceptation de soi-même

février 9, 2024
« En s’acceptant, […] nous arrivons, peut-être pour la première fois, à accepter les autres dans notre vie sans conditions. »

I.P. N° 19-FR, « L’acceptation de soi-même »

Plusieurs d’entre nous n’ont jamais eu de sentiment d’appartenance, du plus loin qu’ils se souviennent. Quelle qu’ait été la taille du rassemblement où nous nous trouvions, nous nous sentions toujours à part des autres. II était difficile pour nous de nous sentir « à notre place ». Au plus profond de nous, nous étions convaincus que les autres nous rejetteraient si nous les laissions nous connaître. II est possible que notre dépendance ait commencé à germer dans un tel climat d’égocentrisme. Plusieurs d’entre nous dissimulaient la blessure de leur aliénation sous une attitude de défiance. En fait, nous disions au monde : « Vous n’avez pas besoin de moi ? Eh bien, je n’ai pas besoin de vous, moi non plus. J’ai ma drogue et je peux me satisfaire moi-même ! » Plus notre dépendance progressait, plus le mur s’élevait autour de nous. Ce mur commence à s’effondrer lorsque nous découvrons que nous sommes acceptés par les autres dépendants en rétablissement. Avec cette acceptation par les autres, nous commençons à apprendre l’important principe de l’acceptation de soi. Et, à mesure que nous apprenons à nous accepter nous-mêmes, nous permettons aux autres de prendre part à notre vie, sans crainte de rejet.

Juste pour aujourd’hui, je suis accepté dans N.A. ; je suis à ma place. Aujourd’hui, il n’y a pas de danger à laisser les autres entrer dans ma vie.