La bienveillance

février 2, 2024
« Le service est la meilleure démonstration de bienveillance, et servir correctement, c’est faire la bonne chose pour la bonne raison. »

Texte de base, p. IX

Le mal spirituel au cœur de notre maladie est l’égocentrisme. En effet, dans nos relations avec les autres, la seule motivation que notre dépendance nous a enseignée est l’égoïsme : nous voulions avoir ce que nous voulions au moment où nous le voulions. L’obsession de notre moi était enracinée au plus profond de notre vie. Comment arrivons-nous, en rétablissement, à déraciner cette obsession égoïste ? Nous inversons les effets de notre maladie en appliquant quelques principes spirituels très simples. Pour neutraliser l’égocentrisme de notre dépendance, nous apprenons à avoir recours au principe de la bienveillance. Au lieu de chercher à être uniquement au service de nous-mêmes, nous essayons de nous mettre au service des autres. Au lieu de penser seulement à ce que nous pouvons soutirer d’une situation, nous apprenons à penser d’abord au bien-être des autres. Face à un choix moral, nous prenons l’habitude de nous arrêter d’abord pour invoquer des principes spirituels et, ensuite, pour agir en conséquence. En commençant à « faire la bonne chose pour la bonne raison », nous percevons un changement en nous. Alors qu’autrefois, c’était notre propre volonté qui nous gouvernait, maintenant nous sommes guidés par notre bienveillance à l’égard des autres. L’égocentrisme chronique de la dépendance perd graduellement son emprise sur nous. Nous sommes en train d’apprendre à « appliquer ces principes à tous les domaines de notre vie » ; nous vivons maintenant dans notre rétablissement et non dans notre maladie.

Juste pour aujourd’hui, où que je sois, quoi que je fasse, je vais me mettre au service des autres, pas seulement de moi-même. Si je suis confronté à un dilemme, je vais m’efforcer de faire la bonne chose pour la bonne raison.