Apitoiement sur toi-même ou rétablissement : à toi de choisir

février 21, 2024
« L’apitoiement sur soi-même est un des défauts les plus destructeurs ; il finira par nous vider de toute énergie positive. »

Texte de base, p. 99

À l’époque de la dépendance active, l’apitoiement sur soi-même était, pour plusieurs d’entre nous, un mécanisme de survie. Nous ne croyions pas qu’il y avait une autre alternative que celle de vivre notre maladie, ou peut-être refusions-nous d’y croire. Tant que nous pouvions nous prendre nous-mêmes en pitié et blâmer quelqu’un d’autre pour nos problèmes, nous n’étions pas obligés d’accepter les conséquences de nos actes ; comme nous croyions qu’il nous était impossible de changer, nous n’avions pas à admettre la nécessité de changer. Ce « mécanisme » de survie nous empêchait d’entreprendre notre rétablissement et, de jour en jour, nous rapprochait de l’autodestruction. L’apitoiement sur soi est un outil de notre maladie ; il nous faut cesser de nous en servir et apprendre plutôt à utiliser les nouveaux outils que nous découvrons dans le programme N.A. Nous en sommes venus à croire que nous pouvions effectivement avoir de l’aide ; lorsque nous faisons appel à cette aide trouvée dans le programme N.A., l’apitoiement sur nous-mêmes est remplacé par de la gratitude. Nous disposons de plusieurs outils : les Douze Étapes, le soutien de notre parrain (marraine), la camaraderie d’autres dépendants en rétablissement et l’assistance de notre Puissance supérieure. Le fait que tous ces outils soient à notre disposition suffit amplement à justifier notre gratitude. Nous ne vivons plus dans l’isolement, sans espoir ; nous sommes assurés d’avoir de l’aide pour faire face à n’importe quoi. Une façon infaillible pour nous de devenir reconnaissants est de profiter de l’aide disponible dans le programme N.A. et de constater l’amélioration que ce programme apportera à notre vie.

Juste pour aujourd’hui, je serai reconnaissant de l’espoir que N.A. m’a donné. Je vais cultiver mon rétablissement et cesser de cultiver l’apitoiement sur moi-même.